Pendule au char, début du XIXe siècle. - Lot 80

Lot n° 80
Aller au lot
Estimation :
1800 - 2500 EUR
Pendule au char, début du XIXe siècle. - Lot 80
Pendule au char, début du XIXe siècle. Sur une base rectangulaire portée par quatre pattes de lion, présentant des attributs de victoire (carquois et flambeau entrecroisés) et ornée d’une scène de putto au centre, on trouve un attelage bige (de type char antique de front), avec une gueule de chien tenant le timon. Un putto tient les quatre guides de la main gauche et un flambeau de la main droite. Le char se termine par une figure de dragon ailé. L’ensemble est en bronze doré « au mat » avec les aplats verticaux brunis. Le putto possède des yeux en pâte de verre, qui sont intacts. Les chevaux possèdent eux aussi des yeux en pâte de verre, constatés intacts lors de l’expertise le 16/06/26. La roue du char, à rayons dorés « au mat », renferme un mouvement de Paris : suspension à fil de soie, sonnerie des heures et des demi-heures sur cloche. Mouvement à rochets goupillés, détente de sonnerie à ressort de rappel en petite platine, base ronde. Cadran annulaire en émail blanc, chiffres romains noirs. Aiguille des heures modèle « Œil-de-perdrix » en acier bleui, aiguille des minutes de type « Breguet » rapportée (avec un balancier). Dimensions : L : 50,5 ; l : 14 ; H : 41,5 cm Constat d’état Boîte : Dorure sale, en état d’origine, avec un nettoyage ancien (possiblement vers 1950) ; la patine des revers a été partiellement nettoyée lors de cette intervention. Pas de redorure visible, quelques frottements au niveau des guides, pied arrière à repositionner. Mouvement : Réparations d’usage et d’entretien (à la détente de sonnerie, à l’équerre, au pont de suspension du fil). Cadran annulaire remplacé, néanmoins conforme. Aiguille des minutes remplacée, tordue, non conforme, goutte manquante. Pas de clé de remontage. À nettoyer et à réviser intégralement au besoin. Ancienne propriété de Mme Annick SCHWING, née de La Fouchardière, épouse de M. Jean-Jacques SCHWING, chef du sous-secteur du réseau de résistance « F2 » (Côtes-du-Nord et Morbihan) sous le nom de SAB, dès 1941. Son épouse, également responsable dans le même réseau sous le nom de Sabine, et lui furent tous deux déportés. M. SCHWING s'est évadé du convoi, tandis que Mme SCHWING, quant à elle, refusa l’évasion pour secourir les déportés. Notice biographique : Jacques Donne, www.memoiredeguerre.free.fr Quelques auteurs attribuent ce modèle à Jean-Simon Deverberie. S'il est attesté qu’on le retrouve avec sa signature « Deverberie », la pendule en question n’est pas illustrée dans son catalogue (fonds Doucet, INHA). Un modèle identique est présent dans la collection François Duesberg. Signé « Armingraud », voir p. 38, « F. Duesberg. Musée François Duesberg. Le temps, c’est de l’or », François Duesberg éditeur, 2005. Dans l'ouvrage d'Elke Niehüser, « French Bronze Clocks », des modèles semblables sont référencés sous les numéros 920 et 921 (illustration p. 103, édition Schiffer, 1999). Dans « Die vergoldeten Bronzen », Vol. 1, p. 354, un modèle tardif est illustré en garniture. Aucun des deux derniers auteurs ne fait d’attribution à Deverberie. Note de l'expert Modèle à réviser, inspecté sans démontage, aucune garantie de fonctionnement. Pièces rapportées (le balancier, le cadran ainsi que l’aiguille des minutes). Vient avec un socle en bois qui n'est pas d'origine. Le mouvement ne présente pas d’anomalies flagrantes. Rajout d’un plexiglas réversible en façade. Interventions nombreuses durant les années 1950. Expert horlogerie : marc VOISOT
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue